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La randonnée pédestre
Dès l'âge de 10 ans, je prenais un immense plaisir à parcourir
les bois, pendant les grandes vacances, autour du village natal
de mon père, dans le Haut-Forez. Se sentir libre dans la nature,
en suivant des sentiers ou en coupant à travers les pins
sylvestres ou les «fayards», marcher sous la futaie, dans
le taillis ou à découvert dans les jeunes peuplements, baigner dans une atmosphère feutrée et odorante, découvrir des lieux inconnus sans voir la moindre habitation, tout cela me rendait
vraiment heureux…Combien j'apprécie la strophe ci-contre !
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu'un de grand, qui m'écoute et qui m'aime…

Victor Hugo 1802-1885 (Aux arbres)
Au risque de me perdre en m'enfonçant beaucoup plus loin dans le milieu sylvestre, à l'âge
de l'adolescence, je prenais
la précaution de dessiner
sur du papier la configuration des sentiers en ajoutant des repères possibles (intersections, arbres curieux, rochers, croix, cabanes…)
car j'avais conscience que s'aventurer dans une forêt inconnue reste plus problématique que marcher dans la campagne.

A droite un extrait de carte au 1/25000
Plus tard, je faisais connaissance avec les cartes d'état-major au 1/50000 puis avec celles à l'échelle 1/25000 idéales pour la randonnée parce que plus précises. Enfin,
les topoguides
(petites randonnées PR
ou grandes randonnées GR) m'apportaient de précieuses informations, par exemple sur l'histoire locale, la faune et la flore, l'architecture civile et religieuse, puisque maintenant, je ne marche plus
uniquement en forêt.
La boussole reste un accessoire indispensable en
cas de mauvaise visibilité.

En plus d'une boussole
pour s'orienter, on peut utiliser...

... un curvimètre pour mesurer
la distance à franchir...
... un podomètre pour évaluer
les kilomètres parcourus...


...et un altimètre pour confirmer l'altitude réelle d'un point de la carte.

Un petit appareil, le GPS pour randonneurs , indique principalement la position
où l'on se trouve
. Il cumule les fonctions précédentes et en ajoute d'autres.
En entrant le point où l'on désire aller,
sa calculatrice intégrée peut donner : la direction
à suivre, la distance du but par rapport
à sa position actuelle, sa vitesse... Le GPS peut mettre automatiquement en mémoire les derniers points où l'on est passé.
Si l'on est complètement perdu, on peut revenir
en arrière grâce à la fonction TracBack.
Par contre, l'appareil ne peut pas fonctionner à proximité d'obstacles trop imposants, par exemple au bas d'une falaise ou sous un arbre.
Il ne faut jamais uniquement compter sur son GPS, qui peut vous lâcher au moment où vous
en aurez le plus besoin...
Comme pour les déplacements en voiture,
GPS et cartes se complètent !
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Au cours des randonnées, on surprend
parfois des animaux
: des chevreuils, des cerfs, des sangliers, des blaireaux, des serpents, des renards comme ces renardeaux que j'avais aperçus dans d'anciennes tranchées de la forêt d'Argonne. Les rencontres sont parfois moins intéressantes. C'est ainsi qu'à vingt ans, juste avant ma nomination d'instituteur dans la Meuse, je partais à la découverte des Bois Noirs, une hêtraie-sapinière à la limite de la Loire,
du Puy-de-Dôme et de l'Allier. Le 30 mars 1959, en arrivant au sommet du Puy de Montoncel,
je découvrais le cadavre d'un jeune instituteur disparu trois mois plus tôt et atteint de deux trous dans la tête…